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Orthodontie France 2

18 décembre 2013

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Notre Démarche

L’équipement du cabinet libéral

 

Le cabinet d’orthodontie moderne est le résultat d’investissements lourds, de gestion de personnel et de stocks, de contrôles et d’entretiens permanents qui font que, même en exercice seul, le praticien est devenu un chef d’entreprise en plus de son travail et de ses obligations thérapeutiques.

 

Le temps passé au cabinet ne se résume pas en heures de pratique au fauteuil. En plus de ce temps, il faut en permanence tenir compte des obligations professionnelles « invisibles aux yeux du patient » : respect des règles déontologiques, des obligations administratives les plus diverses telles que les règles sanitaires, radiologiques, administratives (impôts, Urssaf, droit du travail des employés, charges sociales patronales et salariales, télétransmission et rapport avec les caisses de sécurité sociale, etc.).

 

Qu’il soit en propriété ou en location (ce qui entraîne de toute façon un investissement d’aménagement non négligeable) le local doit répondre aux normes strictes de tous locaux recevant du public.

 

Cela impose au minimum :

Une accessibilité aux personnes handicapées obligatoire pour tous les cabinets, depuis le 1er janvier 2015.

 

Les locaux eux-mêmes doivent être tenus en permanence dans un état de propreté, et présenter des conditions d’hygiène et salubrité nécessaires à la santé du personnel et des patients.

 

La surface du cabinet doit comporter un minimum de pièces séparées (accueil, salle de stérilisation, local technique, vestiaire, bureau d’accueil, salles de soins enfants et adultes distinctes, un laboratoire, des sanitaires, etc.) et de strictes règles viennent encadrer l’aération, l’éclairage, les issues de secours ou encore l’isolation aux rayons X. Ces obligations sont régulièrement vérifiées et contrôlées.

 

Par ailleurs, un cabinet d’orthodontie n’emploie pas uniquement le praticien. En effet, un(e) secrétaire réceptionniste ainsi qu’un(e) ou plusieurs assistant(e)s au fauteuil et une personne chargée de l’entretien des locaux sont nécessaires à son bon fonctionnement. Mais dans la plupart des cas, les cabinets vont au-delà et emploient deux secrétaires réceptionnistes et deux ou trois assistant(e)s. De plus, un certain nombre de cabinets ont également un(e) secrétaire administratif(ve) (comptable) et un(e) technicien(ne) de laboratoire.

 

En conclusion, le cabinet d’orthodontie n’est plus une activité artisanale de « l’art dentaire » comme au siècle dernier mais une entreprise complexe et coûteuse qui nécessite un investissement important. Par exemple si le coût du « matériel » mis en bouche pour effectuer le traitement proprement dit reste élevé, il ne représente plus selon les cabinets que 8 à 12 % des charges du cabinet[1], en fonction du lieu et le mode d’exercice.

 

 

Des contraintes règlementaires spécifiques

 

Les dispositifs législatifs, réglementaires et déontologiques se sont considérablement renforcés, imposant au soignant d’aller beaucoup plus loin que la simple obligation de moyens qui pesait autrefois sur ses épaules.

 

Les procédures de prise en charge des patients se sont complètement modifiées depuis la loi Kouchner en 2002 quant à l’information à leur délivrer pour obtenir d’eux leur consentement éclairé. Ces derniers sont ainsi largement impliqués dans le choix de leur traitement.

 

Le dossier médical ODF[2] permet une traçabilité de tous les actes, décisions, échanges entre les patients et les divers professionnels de santé concernés : spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale, chirurgien dentiste, médecin, radiologue, ORL, ostéopathe, phoniatre, orthophoniste, etc.

 

Pour mémoire, le praticien doit pouvoir retrouver à tout moment le dossier d’un ancien patient et être en mesure de communiquer aux patients les informations présentes dans leur dossier et ayant servi aux actes de diagnostic, de prévention ou de soins en odontologie (article L. 1111-7 du Code de la santé publique). Cette obligation suppose un travail d’archivage conséquent.

 

 

Les types d’exercice

 

Dans la grande majorité des cas, les spécialistes exercent en cabinet libéral (seuls ou en association). Le mode d’exercice est très variable selon la localisation du cabinet :

  • A Paris et dans certaines grandes villes, les cabinets sont généralement plus petits car les locaux sont plus difficiles à trouver ;
  • Ailleurs, les structures sont plus importantes mais la difficulté est alors de recruter des collaborateurs bien formés.

 

Certains praticiens exercent en tant que salariés d’un cabinet libéral, surtout en début d’exercice (assistants-collaborateurs). D’autres praticiens exercent en centre de soins mutualistes ou en dispensaire, le plus souvent comme salariés. Enfin, il existe des praticiens hospitaliers enseignants : enseignants mi-temps (de moins en moins du fait de la réforme des enseignants) ou plein-temps (praticiens hospitalo-universitaires). Il est difficile de recruter des enseignants plein temps. Il existe une pénurie de praticiens dans certaines régions, alors que dans d’autres régions, les praticiens sont trop nombreux.

 

Sur le plan du personnel, les orthodontistes sont des employeurs : réceptionniste, assistant dentaire, orthésistes, personnel de service, etc. sont autant de fonctions nécessaires au bon fonctionnement du cabinet. Il existe un travail administratif important du fait de l’échelonnement des traitements d’orthodontie sur plusieurs années (en particulier pour gérer les demandes d’entente préalables, les règlements fragmentés, les prises de rendez vous, les feuilles de complémentaires santé, etc.).

 

 

Une démarche qualité saluée par les patients

 

Un bon nombre d’orthodontistes a par ailleurs souhaité retenir une démarche qualité sur la base d’une action volontaire dans le but d’optimiser l’organisation et le fonctionnement de leurs cabinets. Depuis 2012, le SFSO est donc engagé dans une démarche qualité visant à améliorer l’accueil des cabinets, leur organisation interne et les procédures de soins. Il s’agit de mettre en place et faire fonctionner des systèmes d’organisation qui peuvent garantir aux patients le niveau le plus élevé de sécurité en matière d’hygiène et de prévention des maladies nosocomiales, de stérilisation, de traçabilité, de matériaux utilisés, de formation continue des praticiens ; ceci, accompagné d’une recherche constante d’amélioration de service au niveau de l’accueil, de la planification des rendez-vous et de la formation des membres de l’équipe tout en n’oubliant pas la sécurité des personnels et des locaux.

 

En 2013, 4 000 patients ont été interrogés dans le cadre d’une grande enquête nationale qui mesure la satisfaction des patients sur des points tels que la qualité du contact, la clarté des explications reçues ou la qualité du traitement. La note d’appréciation globale attribuée en conclusion de l’enquête a été de 8,95/10. Les excellents résultats enregistrés démontrent que, grâce à la démarche qualité, la profession s’inscrit dans une dynamique d’amélioration constante du service rendu aux patients et à leurs accompagnants.

 

Rejoignez l’Association Démarche Qualité.

[1] Source Andega, Associations de Gestion Agréées

[2] ODF : Orthopédie Dento-Faciale